Le Palais des Pionniers de Bamako a servi de cadre au lancement officiel de la 32ᵉ édition de la Campagne nationale de reboisement, présidée par le Général de division Abdoulaye Maïga, Premier ministre et Chef du Gouvernement. Cet événement a réuni un large éventail d’acteurs, notamment des membres du Gouvernement, des représentants d’institutions, des autorités administratives et religieuses, ainsi que des partenaires techniques et financiers, illustrant ainsi l’engagement collectif en faveur de la protection de l’environnement.
Cette année, le ministère de l’Environnement a introduit des innovations majeures en plaçant la jeunesse au cœur de cette initiative. En collaboration avec diverses organisations socioprofessionnelles, un pacte d’engagement a été signé afin de mobiliser les jeunes et de renforcer leur implication dans les actions de reboisement.
Dans un premier temps, deux millions d’arbres seront plantés au cours des trois premiers jours de la campagne, qui se déploiera sur l’ensemble du territoire national, notamment dans le District de Bamako ainsi que dans les différentes régions, cercles, communes et villages du Mali. À l’issue de cette campagne, qui se poursuivra durant toute la saison hivernale, le ministère ambitionne de mettre en terre 21 millions de plants, un objectif inédit dans l’histoire du pays qui contribuera significativement à l’effort national de reverdissement.
Mme Evelyne Bamba, Représentante résidente du PNUD au Mali, a souligné l’importance du soutien financier du Fonds pour l’environnement mondial. Le PNUD s’engage à accompagner l’effort national à travers le projet d’accélération de la restauration des écosystèmes le long du corridor de la Grande Muraille verte. Lancé en juin dernier, ce projet vise la restauration de 90 000 hectares de terres dégradées, l’amélioration durable des pratiques sur 75 000 hectares de paysages et bénéficiera à 163 000 personnes.
Dans son allocution, la ministre chargée de l’Environnement a mis en lumière les principaux défis environnementaux auxquels le Mali est confronté, notamment la dégradation du couvert végétal, la désertification, la perte de biodiversité, la déforestation ainsi que les effets de plus en plus perceptibles des changements climatiques. Chaque année, près de 100 000 hectares de formations forestières disparaissent ou sont transformés sous l’effet des changements d’usage des terres et des fortes pressions exercées sur les écosystèmes. Cette situation impose une action renouvelée, méthodique et responsable.
La ministre a également insisté sur la nécessité d’insuffler une nouvelle dynamique à cette campagne, afin qu’elle ne se limite pas à une simple opération de plantation, mais devienne un véritable mouvement national de mobilisation citoyenne. L’objectif est que chaque Malien et chaque Malienne s’approprient cette initiative et puissent affirmer avec fierté : « Un arbre pour chacun, un Mali vert pour tous. »
Elle a enfin invité les populations à s’approprier les différentes innovations, notamment le challenge « Je plante mon arbre », qui encourage chaque citoyen à planter, protéger et suivre la croissance de son arbre, tout en invitant d’autres personnes à relever le défi. Le Mur Vert des Maliens constituera également l’un des projets phares de cette édition. Il mettra en valeur les milliers d’initiatives individuelles et collectives qui verront le jour à travers le pays, pour former une grande œuvre collective au service de la préservation de l’environnement.
Par son ampleur et son ambition, cette 32ᵉ édition de la Campagne nationale de reboisement marque une étape décisive dans la lutte pour un avenir écologique plus durable au Mali.
Korotoumou Doumbia