La 5ᵉ édition du Salon des médias s’est ouverte officiellement sur les rives du fleuve Niger, donnant le coup d’envoi à quatre jours de rencontres et de discussions consacrées à l’avenir du paysage médiatique malien. Cette édition met particulièrement l’accent sur le renforcement des compétences dans les médias sociaux et la recherche de modèles économiques durables pour les médias traditionnels.
Plusieurs activités sont prévues, notamment des expositions et des panels portant sur les réalités économiques du secteur, les orientations éditoriales ainsi que les difficultés auxquelles font face les entreprises de presse. Des thématiques présentées par Issa Kaba, président de la commission d’organisation.
Prenant la parole à cette occasion, le ministre de la Communication, Alhamdou Ag Ilyène, a rappelé que la viabilité financière des organes de presse demeure une condition essentielle à leur autonomie et à leur contribution à la démocratie. Un enjeu d’autant plus important que le secteur est confronté à la mutation du marché publicitaire et à la montée en puissance des grandes plateformes numériques.
Intervenant à son tour, le ministre des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, a insisté sur la nécessité pour le Mali de prendre pleinement en main la construction et la diffusion de son récit national, afin de mieux faire entendre sa voix, défendre ses positions et consolider son rayonnement sur la scène internationale.
Dans un paysage médiatique en pleine mutation, marqué par les défis du numérique, la fragilité économique de nombreuses entreprises de presse et les exigences croissantes de professionnalisme, la tenue de ce Salon apparaît plus que jamais nécessaire. Il constitue une véritable opportunité de réunir les acteurs du secteur pour réfléchir ensemble aux solutions permettant de renforcer la crédibilité, l’indépendance et la pérennité des médias maliens.
L’Union des femmes des médias du Mali (UFMM) a également marqué sa présence à cette importante rencontre. Bien représentée, elle a fait entendre la voix des femmes des médias et contribué activement aux échanges. Sa participation témoigne de son engagement à promouvoir la place des femmes dans le paysage médiatique malien et à prendre part aux réflexions sur l’avenir de la profession.
Au-delà des rencontres et des débats, ce Salon doit être un véritable espace de propositions et d’engagements concrets pour bâtir un secteur médiatique plus fort, plus professionnel, économiquement viable et représentatif de toutes ses composantes.