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LUCARNE : ET SI LE PRESIDENT DU MALI KOURA CESSAIT D’ETRE UN MONARQUE REPUBLICAIN

Le Mali se trouve présentement dans une période de pause, causée par une panne de gouvernance. Une caractéristique qui est devenue une identité malheureuse et séquentielle de notre pays. Pour éviter qu’un jour nous ne puissions plus contenir ces arrêts néfastes pour notre démocratie, il nous faut réfléchir sur le bon fonctionnement de nos institutions à commencer par la première, le Président de la république. Dans ce post nous allons proposer un cas de Président dépouillé de certains pouvoirs dans le but de créer une architecture, qui donnera cdrtains équilibres. Ce mécanisme va tenter de réaliser une gestion plus inclusive, impliquant chaque compartiment social de la nation pour que l’essentiel puisse tenir solidement. 

Le président dans le cas proposé sera élu au suffrage universel direct, mais ne désignera pas le Premier ministre de la nation.

Un mode de désignation qui va lui conférer une grande légitimité, et va le différencier d’un président juste symbolique, un aspect qui ne passera pas dans le cas malien. En effet le chef au Mali ne peut pas être complètement dépouillé. Il ne peut pas être que symbolique comme au Cap Vert, ou en Israël. Alors le faire choisir par tous les maliens, lui permettra ainsi de nommer deux ministres d’Etat, celui de la défense, qui lui donnera la responsabilité de défendre les territoires du peuple qui l’a désigné directement. Ensuite il va choisir le ministre des affaires étrangères ce qui va lui octroyer le droit de gérer aussi la diplomatie et l’image extérieure de la nation. En plus de cela, selon des conditions précises, il va surveiller de l’intérieur le travail du Premier ministre. Il pourra le démettre sous certaines conditions, même s’il aura des limites dans cette prérogative à cause d’une contrainte de temps, et aussi à cause d’une procédure très rigoureuse.

Il importe aujourd’hui que nous sortions des carcans établis. Le régime semi présidentiel, qui nous gère de nos jours, n’est juste qu’un mélange, ou une possibilité du régime parlementaire dans le régime présidentiel type. Une touche qui a été dénichée chez les britanniques par Michel Debré, pour des besoins d’équilibres dans l’architecture qui a créé la cinquième république française. Alors nous pouvons nous aussi nous donner la liberté de trouver nos marques en partant d’un existent. Dans le cas que nous proposons, le président valide la nomination du Premier ministre, mais celui-ci est élu par ses pairs députés. Le Président ne peut refuser cette validation comme en Angleterre, et elle est nécessaire pour parachever la nomination du Premier ministre. Cette disposition va conférer un pouvoir de surveillant au Président sur le Premier ministre, mais sans entacher la grande liberté de gestion que celui-ci peut avoir, du fait de sa désignation par les représentants du peuple, c’est-à-dire les parlementaires. Dans le cas proposé nous cherchons un équilibre, qui va octroyer des libertés à l’endroit des organes de gestion de la nation, mais des libertés qui seront en même temps surveillées par d’autres organes, d’ailleurs ne dit-on pas qu’une liberté s’arrête là où commence celle d’une autre liberté. Alors nous devons créer un cercle d’équilibre entre les organes institutionnels, chacun tient chacun, et le tout tient parce que nous nous tenons.

Dans le régime semi présidentiel c’est l’Assemblée qui détermine l’aspect politique. C’est présidentiel, si le Président est fort à l’hémicycle. Et si c’est l’opposition qui y est forte, elle crée une cohabitation. Ce qui fait que le semi présidentiel est aussi semi parlementaire.

Mais dans notre cas nous avons choisi le parlementaire, tout en donnant un pouvoir de veille sur la citadelle au Président, mais cette force du Président sera contrôlée, limitée par des mécanismes efficaces. Des limites qui peuvent aller jusqu’à sa destitution populaire, à travers un referendum, qui va être aussi soumis à une procédure très rigoureuse.

Il faut noter que le Président de la république, aussi bien dans le régime présidentiel, que dans le régime semi présidentiel, peut avoir la possibilité de nommer des ministres d’Etat sans que ces derniers ne soient juridiquement plus forts que le Premier ministre. C’est donc ce mécanisme que nous allons utiliser dans le cas proposé, ce qui nous amènera à juste institutionaliser cette possibilité déjà ouverte.

Le concept proposé va permettre d’éviter que le Président de la république soit un Dieu sur terre. Surtout qu’au Mali le chef, de façon culturelle, peut tout influencer.  Alors dans cette proposition on va juste clairement demander au Président de se concentrer que sur trois choses, la défense, la diplomatie et la surveillance sous condition d’un Premier ministre qui sera choisi par les parlementaires.

Le Malikoura a besoin de réflexion, alors nous réfléchissons, et nous proposons. 

A suivre proposition sur le Premier

Moussa Sey Diallo élu communal

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