décembre 8, 2022
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Centre de santé de référence de  KOULIKORO : Criard manque de personnel et de matériels 

Si les responsables et le personnel du Centre de Santé de Référence de la ville du Meguétan sont animés par la volonté de répondre  sans réserve aux besoins sanitaires des usagers, il faut reconnaitre qu’ils sont confrontés à des difficultés ne leur permettant pas de mener à bien leurs missions régaliennes. Dans un entretien qu’il a bien voulu nous accordé, le Dr Diarra Ousmane, Responsable de l’unité de la Médecine du CSREF de Koulikoro a levé le voile sur les différents problèmes auxquels la structure sanitaire fait face. Par la même occasion, le Dr Diarra a évoqué la nécessité de soutenir le CSREF afin de lui permettre d’offrir un meilleur service aux populations.

Dr Diarra Ousmane, Médecin définit de façon globale le CSREF de koulikoro comme un centre de santé de deuxième niveau après les hôpitaux selon la pyramide sanitaire. Il poursuit qu’au niveau du CSREF de Koulikoro, il y’a beaucoup d’activités sanitaires contre seulement à peu-près sept unités. Au nombre desquelles la médecine, la chirurgie, la maternité ou la gynéco, la pédiatrie, l’odonto-ophtalmo et l’ORL. « Toutes ces unités sont gérées par des médecins ou soit par des assistants médicaux », dira Dr Diarra. Par ailleurs, il ajoute que la vaccination est l’autre activité promotionnelle effectuée au niveau du CSREF.« Ici nous avons un service de trêve qui est le programme élargi de vaccination ou il y’a une chargée qui gère cette unité », précise-t-il. Et de souligner les maladies les plus fréquentes sont le paludisme et les maladies diarrhéiques.

Difficultés existantes !

Même s’il n’y a pas de soucis sur le plan organisationnel, le Centre de Santé de Référence de la ville de Koulikoro reste confronté à des difficultés. Dans son intervention, Dr Diarra Ousmane a commencé par évoquer le problème de personnel. « Imaginez un CSREF ou l’une unité de médecin en’a que deux médecins pour toute la population. Je suis épaulé par une collègue et nous gérons les activités de la médecine avec des techniciens. C’est insuffisant », décrie Dr Diarra. Ce n’est pas seulement au niveau de la médecine que l’insuffisance de personnel se fait sentir. A en croire Dr Diarra, il y’a plus de cinq ans de cela, c’est un seul chirurgien au niveau de l’unité de la chirurgie. Imaginez les conséquences si ce dernier est fatigué ou parte pour une mission ? En dehors du manque de personnel, poursuit-il« nous sommes confrontés à des difficultés liées au plateau technique. « On ne peut pas toutes les citer mais de façon générale, il y’a des matériels comme l’extracteur et beaucoup d’autres choses qui manquent au CSREF », fait comprendre Dr Diarra.

Au niveau de la maternité, n’en parlons pas !

Selon le Dr Diarra, le constat est alarmant au niveau de la maternité. « Il n’ya pas de services de néonatologie parce que nous ne disposons pas de couveuses pour garder les nouveaux nés. Donc nous sommes obligés de référer les mamans qui accouchent des enfants de moins d’un kilogramme », déplore-t-il. Aussi, il manque d’autres matériels pour soulager en cas de détresse chez l’enfant ou chez la maman. « Au niveau du bloc opératoire de l’unité de la chirurgie, le circuit qui donne l’oxygène ne fonctionne pas normalement. Ce qui nous oblige à faire chaque fois recours aux techniciens pour résoudre ce problème. Même si l’anesthésiste maitrise son travail et s’il n’a pas d’appareil c’est compliqué », révèle le Dr Diarra.

Une seule ambulance pour 23 CSCOM !

A ces difficultés su citées, le Dr Diarra a ajouté le problème d’ambulances. A ses dires, le CSREF de Koulikoro n’a qu’une seule ambulance pour 23 Cscom dont le plus loin est à 320 Kilometres aller-retour. « En cas d’occupation, le CsCom qui appelle est obligé d’attendre. Ce qui constitue un sérieux problème dans la prise en charge des malades et des femmes en sainte. Pratiquement tous les décès néonataux sont dus au retard de prise en charge », regrette-t-il. Et de faire croire, ces difficultés sont relayées qui de droit. « On a un comité de gestion qui est géré par le conseil de cercle et qui est au courant de toutes les difficultés. On a fait des notes aux autorités compétentes et on attend la suite », a-t-il laissé entendre. Aux autorités, le Dr Diarra a évoqué la nécessité d’accompagner le CSREF de la ville du Meguetan. « Aider nous à aider les populations ». S’adressant à la population, il l’a invité d’être patiente et attentive. « Sans vous nous n’avons pas raison d’être », a-t-il conclu.

massassi

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